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Surveillance pénitentiaire en Belgique : missions de la DG EPI, fonctions, conditions d’accès et recrutement au SPF Justice, expliqués simplement.

Mirador de surveillance d'une prison avec caméras et haut-parleurs derrière un mur d'enceinte.

La surveillance pénitentiaire regroupe les métiers qui font tourner les prisons belges au quotidien. Derrière ce terme, un employeur unique, la Direction générale des Établissements pénitentiaires, et des fonctions concrètes exercées dans les 39 prisons du pays.

Cet article s’adresse à celles et ceux qui envisagent une carrière dans ce secteur. Il explique qui recrute, quelles fonctions existent, les conditions pour postuler et comment se déroule la sélection.

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La DG EPI et le SPF Justice : qui gère les prisons belges

Les prisons belges sont gérées par la Direction générale des Établissements pénitentiaires (DG EPI). Sa mission est d’offrir aux personnes détenues un environnement de vie correct, sûr, respectueux et porteur de sens, pour les préparer à reprendre leur place de citoyens dans la société.

Cette mission a une raison concrète. Selon le SPF Justice, 99 % des détenus sont libérés un jour. La priorité est donc de préparer ce retour et de favoriser la réinsertion sociale, sans jugement et avec respect.

La DG EPI ne travaille pas seule. Elle fait partie du Service public fédéral Justice (SPF Justice) et en constitue la plus grande entité. Basée à Bruxelles, avenue de la Toison d’Or 87/3, elle est joignable à l’adresse [email protected]. À sa tête, un directeur général reconduit dans ses fonctions en juillet 2021.

Le SPF Justice recrute des profils très variés : experts informatiques, juristes, personnel administratif, surveillants et prestataires de soins. Il met en avant le bien-être de ses équipes et le télétravail. Ses postes se répartissent en six domaines d’emploi : Surveillance, Soins, IT, Juristes, Administration et Masters.

Les établissements pénitentiaires belges

La Belgique compte 39 prisons réparties sur l’ensemble du territoire, selon le site officiel de la Justice. Ces établissements n’ont pas tous le même rôle, et la Justice investit de plus en plus dans la diversification des peines, avec une détention mieux adaptée au profil des détenus.

On distingue d’abord deux grandes catégories. Les maisons d’arrêt accueillent les personnes en détention préventive, en attente de jugement, ainsi que certains condamnés à de courtes peines. Les maisons de peine sont réservées aux condamnés qui purgent leur peine, avec un niveau de sécurité variable.

Type d’établissement Catégorie de détenus
Maison d’arrêt Prévenus en attente de jugement, condamnés à courtes peines, condamnés en attente de transfert
Maison de peine – Établissements fermés Condamnés jugés purgeant leur peine (sécurité maximale)
Maison de peine – Établissements semi-ouverts Condamnés jugés purgeant leur peine (sécurité moyenne)
Maison de peine – Établissements ouverts Condamnés jugés purgeant leur peine (sécurité minimale)

Dans une prison fermée, la sécurité est maximale : mur d’enceinte, barreaux et surveillance renforcée. À l’opposé, les établissements ouverts appliquent des règles de sécurité plus souples. Les détenus y travaillent souvent à l’intérieur ou à l’extérieur pendant la journée.

Il existe aussi des structures de petite taille tournées vers la réinsertion : les maisons de détention et les maisons de transition. Les résidents y vivent en groupe et travaillent dès le premier jour à leur réinsertion, avec un accompagnement intensif.

Critère Maison de détention Maison de transition
Public cible Condamnés à de courtes peines (≤3 ans) Condamnés transférés pour purger la dernière partie de leur peine
Objectif prioritaire Maintien du lien avec la société Reconstruction du lien avec la société
Gestion et accompagnement Personnel pénitentiaire Partenaire externe
Environnement Fermé et sécurisé avec règles strictes Fermé et sécurisé avec règles strictes, atmosphère plus chaleureuse
Liberté des résidents Plus qu’en prison classique, mais limitée Plus qu’en prison classique, mais limitée

Cette évolution s’inscrit dans une planification de long terme. Selon le site officiel, le premier Masterplan date de 2008. Le troisième Masterplan, adopté en novembre 2016, a introduit des régimes de détention sur mesure, l’exécution des peines à petite échelle et l’intégration de la technologie. La Belgique a par ailleurs ouvert des établissements récents, comme Haren, Dendermonde et Ypres.

Sur le plan géographique, les prisons classiques se répartissent entre la Wallonie (16), la Flandre (16) et Bruxelles (2). Le total de 39 s’explique par l’ajout des maisons de détention, des maisons de transition et des nouveaux établissements. La prison n’est d’ailleurs pas la seule modalité d’exécution d’une peine : la Belgique recourt aussi à la surveillance électronique.

Les trois fonctions de la surveillance

Agent pénitentiaire de dos, équipé d'une radio et de menottes, surveillant un couloir devant des grilles de prison.
Le domaine de la surveillance ne se limite pas au métier de gardien. D’après le SPF Justice, il repose sur trois fonctions principales : l’assistant de surveillance pénitentiaire (ASP), l’assistant de sécurité et l’accompagnateur de détention.

L’assistant de surveillance pénitentiaire se concentre sur le contrôle et la sécurité. Il est présent dans l’ensemble des établissements pénitentiaires belges.

L’accompagnateur de détention a un rôle différent. Il s’investit davantage dans l’accompagnement et la motivation des détenus, au niveau individuel comme collectif. Avec l’assistant de sécurité, il assure la supervision quotidienne et intervient en cas de crise. Tous deux servent de point de contact pour les détenus, les collègues et les visiteurs.

Ces deux fonctions plus récentes sont surtout mises à profit dans les nouvelles prisons, à Haren, Dendermonde et Ypres, ainsi que dans les maisons de détention. Elles traduisent une approche où la réinsertion sociale compte autant que la sécurité.

Un témoignage d’assistante de surveillance résume cette réalité de terrain :

L’image que beaucoup de gens se font d’une prison ne correspond souvent pas à la réalité. J’ai par exemple été surprise par le bon contact que j’ai avec les détenus.

Conditions d’accès pour postuler

Les conditions d’accès sont volontairement larges. Le diplôme minimum demandé est le certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS). Avec ce diplôme, vous pouvez vous inscrire directement à la procédure de sélection.

Un changement récent élargit le recrutement. L’administration a récemment ouvert les postes d’agent de surveillance aux citoyens de l’Union européenne, alors que seuls les Belges pouvaient postuler auparavant.

Une voie sans diplôme reste possible. Sans le CESS, vous pouvez passer le test de la carte d’accès. En cas de réussite, cette carte d’accès permet ensuite de postuler comme si vous disposiez du diplôme requis.

Les moins de 26 ans peuvent débuter comme assistant de surveillance pénitentiaire grâce à une convention premier emploi, aussi appelée contrat Rosetta. Il suffit d’envoyer son CV à [email protected].

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La procédure de recrutement et les plateformes officielles

Le recrutement passe par deux plateformes officielles. La première est le bureau de sélection de l’administration fédérale : c’est là que se déroulent les tests. La seconde est le portail de recrutement du SPF Justice, qui présente les domaines d’emploi et centralise les postes vacants.

La première étape est simple. Vous créez un compte sur la plateforme de sélection fédérale, puis vous vous inscrivez à la procédure. Le portail de recrutement de la Justice permet ensuite de filtrer les offres selon le domaine d’emploi, le lieu, le type de contrat, le niveau de fonction, le diplôme et le régime de travail.

La sélection comporte deux étapes : un test sur PC, puis une interview réservée aux candidats qui réussissent ce test. Ces tests sont organisés une fois par an, et les personnes inscrites sur la plateforme de sélection sont prévenues par e-mail de l’ouverture des sessions.

Le recrutement se fait par campagnes. Le bureau Selor a par exemple lancé, avec la DG EPI, une campagne de recrutement d’assistants de surveillance pénitentiaire. Lors d’une de ces campagnes, la Justice cherchait 245 gardiens de prison, dont 105 postes réservés aux francophones en Wallonie et à Bruxelles.

Recrues en formation d'agents pénitentiaires effectuant des exercices de sport en plein air avec un instructeur.

La formation au Centre de Formation du Personnel Pénitentiaire

Aucune formation préalable spécifique n’est exigée. Il n’existe pas de cursus dédié à ce métier : le diplôme de secondaire supérieur suffit pour postuler, et la formation se fait ensuite en interne, au Centre de Formation du Personnel Pénitentiaire.

L’apprentissage se poursuit sur le terrain. D’après le portail officiel de recrutement, la formation est approfondie et se déroule aux côtés de collègues chevronnés. Un premier emploi ne se limite donc pas à des tâches de débutant. La suite de la carrière est balisée par des examens de promotion réguliers et par une Academy qui permet de continuer à se perfectionner.

Les avantages et conditions de travail

L’employeur insiste sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Il met en avant le bien-être de ses collaborateurs et laisse aux équipes davantage d’autonomie, avec du télétravail plusieurs jours par semaine.

La rémunération s’accompagne de plusieurs avantages. Selon l’administration, le package comprend un salaire attractif ainsi que des primes liées aux prestations et aux horaires décalés.

Le travail en horaires décalés est valorisé. Pour les surveillants en convention premier emploi, une prime de désagrément de 25 euros est prévue. Les prestations en soirée, de nuit et le samedi sont payées à 150 % du taux normal. Les dimanches et jours fériés donnent droit à une double rémunération.

Radio de sécurité, menottes et trousseau de clés d'un agent pénitentiaire, matériel pour la surveillance en prison.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la surveillance pénitentiaire en Belgique ?

La surveillance pénitentiaire désigne les activités assurées par la Direction générale des Établissements pénitentiaires (DG EPI) dans les 39 prisons belges. Elle repose sur trois fonctions : l’assistant de surveillance pénitentiaire (ASP), centré sur le contrôle et la sécurité, l’assistant de sécurité et l’accompagnateur de détention, tourné vers l’accompagnement. L’objectif est d’exécuter les peines de façon correcte, sûre et humaine, tout en préparant la réinsertion sociale, puisque 99 % des détenus seront libérés un jour.

Quel est le rôle de l’administration pénitentiaire en Belgique ?

L’administration pénitentiaire belge, portée par la DG EPI, doit offrir aux détenus un environnement de vie correct, sûr et porteur de sens, afin de les préparer à reprendre leur place dans la société. Elle gère les 39 établissements du pays, une administration centrale et le Centre de Formation du Personnel Pénitentiaire. Son approche combine sécurité et accompagnement, en plaçant le détenu au centre tout en garantissant les droits et obligations de chacun.

Qui gère les prisons en Belgique ?

Les prisons belges sont gérées par la Direction générale des Établissements pénitentiaires (DG EPI), qui dépend du SPF Justice. Basée à Bruxelles, avenue de la Toison d’Or 87/3, elle est joignable à [email protected]. C’est la plus grande entité de l’administration, et elle supervise l’ensemble des 39 établissements, l’administration centrale et les centres de formation.

SPF Justice, c’est quoi ?

Le SPF Justice, ou Service public fédéral Justice, est l’administration fédérale belge chargée de la justice. Sa mission est de construire une société sûre, où il fait bon vivre, se développer et travailler. Il recrute des profils variés : informaticiens, juristes, personnel administratif, surveillants pénitentiaires et prestataires de soins. Il met l’accent sur le bien-être au travail, la formation continue et la responsabilisation des équipes. La DG EPI en est la plus grande composante.

Qu’est-ce que la DGEPI ?

La DGEPI, ou Direction générale des Établissements pénitentiaires, est la direction du SPF Justice responsable des 39 établissements pénitentiaires belges. Elle fournit aux détenus un cadre de vie correct, sûr et porteur de sens pour préparer leur réinsertion sociale, et supervise une administration centrale et deux centres de formation. Basée à Bruxelles, elle est l’employeur direct de tous les agents de surveillance pénitentiaire du pays.

Combien y a-t-il de prisons en Belgique ?

Selon le site officiel du SPF Justice, la Belgique compte 39 prisons réparties sur l’ensemble du territoire. Elles se divisent en maisons d’arrêt, pour la détention préventive et les courtes peines, et en maisons de peine, avec trois niveaux de sécurité : fermé, semi-ouvert et ouvert. Le chiffre exact varie parfois et la date, car certaines ne comptent pas les maisons de détention, les maisons de transition et les établissements les plus récents comme Haren, Dendermonde et Ypres.

Quels sont les avantages de travailler à la surveillance pénitentiaire au SPF Justice ?

Les avantages sont nombreux : un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, du télétravail plusieurs jours par semaine, un salaire assorti de primes (25 euros de prime de désagrément, 150 % pour les prestations en soirée, de nuit et le samedi, double rémunération les dimanches et jours fériés). S’y ajoutent des formations, une Academy et des examens de promotion réguliers.

Qu’est-ce qu’une convention premier emploi (Rosetta) pour la surveillance pénitentiaire ?

La convention premier emploi, ou contrat Rosetta, est un contrat à durée déterminée d’au moins six mois destiné aux moins de 26 ans. Elle facilite l’entrée dans la carrière d’assistant de surveillance pénitentiaire. Après une formation approfondie et un accompagnement par des collègues expérimentés, la recrue se familiarise avec le métier sur le terrain, sans être cantonnée à des tâches de débutant. Elle bénéficie des mêmes primes et peut ensuite être nommée définitivement. Pour postuler, envoyez votre CV à [email protected].

Sources

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